Ces dernières années, Montréal a été le théâtre d’incidents tragiques au cours desquels des personnes âgées souffrant de troubles cognitifs, notamment de démence et de la maladie d’Alzheimer, se sont éloignées de leur domicile pendant les mois d’hiver et ont succombé à l’hypothermie. Ces tragédies, qui auraient pu être évitées, soulignent le besoin urgent d’une surveillance adéquate, de mesures de sécurité et de systèmes de soutien pour les personnes âgées atteintes de troubles cognitifs.
Pour les familles qui s'occupent d'un proche atteint de démence ou de troubles cognitifs, comprendre les risques et mettre en place des mesures de protection peut faire la différence entre la sécurité et la tragédie. Ce guide présente les mesures concrètes que les familles peuvent prendre pour prévenir les fugues et protéger les personnes âgées pendant les hivers rigoureux de Montréal.
Les personnes âgées atteintes de démence ou de troubles cognitifs sont exposées à des risques particuliers pendant les hivers montréalais :
Avec les températures hivernales de Montréal, l’hypothermie peut survenir dans les 30 minutes suivant l’exposition au froid. Pour une personne âgée atteinte de démence qui erre à l’extérieur sans vêtements adaptés, le risque est immédiat et peut mettre sa vie en danger. La prévention, grâce à une surveillance et à des mesures de sécurité, est essentielle.
Empêchez les sorties non surveillées grâce à des alarmes de porte, des serrures intelligentes et des capteurs de porte qui vous alertent immédiatement lorsque les portes extérieures sont ouvertes. Des barrières visuelles, telles que des panneaux « Stop » placés sur les portes de sortie, peuvent également dissuader l’errance.
En cas d’errance, la localisation par GPS peut vous aider à retrouver rapidement votre proche. Les appareils GPS portables, les applications pour smartphone ou les systèmes d’alerte médicale combinant GPS et intervention d’urgence constituent autant d’options efficaces. Veillez à ce que ces appareils soient toujours chargés et portés de manière régulière.
Aménagez le domicile pour réduire les facteurs déclencheurs d’errance : installez des serrures en hauteur ou en bas des portes (hors du champ de vision direct), dissimulez les portes de sortie, retirez les éléments déclencheurs tels que les manteaux et les clés, et déterminez des zones intérieures dédiées à la marche et à l’activité.
Des routines régulières peuvent réduire les comportements d’errance. Proposez des activités quotidiennes structurées, planifiez des sorties régulières sous surveillance, assurez une surveillance pendant les moments à haut risque (fin d’après-midi/soirée) et répondez aux besoins non satisfaits (faim, soif ou douleur) susceptibles de déclencher l’errance.
Même avec une surveillance rigoureuse, les risques peuvent augmenter fortement dans les moments « intermédiaires » de la journée — lorsqu’un soignant se rend dans une autre pièce, qu’un membre de la famille dort ou qu’il n’y a personne à la maison.
Lorsque les températures baissent, chaque minute compte. Une routine matinale non respectée, une inactivité inhabituelle ou un changement soudain dans les habitudes de déplacement peuvent être des signes avant-coureurs d’un problème, permettant ainsi aux familles et aux équipes soignantes d’intervenir plus rapidement.
Les soins à domicile professionnels à Montréal assurent une surveillance constante pour prévenir l’errance et garantir la sécurité. Des soignants qualifiés offrent une surveillance 24 h/24 et 7 j/7, des activités structurées, un suivi de la sécurité et une intervention d’urgence. Ils peuvent également aider à la gestion des médicaments afin de réduire les symptômes contribuant à l’errance.
Pour les familles qui n’ont pas besoin d’un accompagnement en présentiel 24 h/24 et 7 j/7, associer des soins professionnels à une surveillance à distance peut apporter une protection supplémentaire — en particulier la nuit ou pendant les moments sans surveillance — en signalant les comportements inhabituels et en permettant une intervention plus rapide.
Les aidantsde TheKey Montréal sont formés aux soins liés à la démence et peuvent collaborer avec votre famille pour élaborer un plan de sécurité complet pouvant inclure des technologies de surveillance entre les visites.
Les hivers rigoureux de Montréal exigent des précautions supplémentaires. Veillez à ce que des vêtements chauds soient toujours à portée de main, même si vous empêchez votre proche de sortir. Assurez-vous que votre proche porte un bracelet d’identification indiquant son nom, son adresse et les coordonnées d’une personne à contacter en cas d’urgence, ainsi qu’une carte d’alerte médicale signalant ses troubles cognitifs.
Informez vos voisins de l’état de santé de votre proche et demandez-leur de vous alerter s’ils le voient seul. Créez un réseau de sécurité composé de voisins de confiance et inscrivez-vous auprès de la police locale et des associations communautaires qui aident à localiser les personnes âgées disparues.
Si votre proche disparaît, agissez immédiatement :
Lorsque vous signalez la disparition d’une personne âgée souffrant de troubles cognitifs, fournissez : son nom complet, son âge, sa description physique, une photo récente, ses antécédents médicaux, les médicaments qu’elle prend, son dernier lieu de séjour connu et toute information relative au suivi GPS. Insistez sur le fait qu’il s’agit d’une personne vulnérable souffrant de troubles cognitifs: cela déclenche des protocoles d’intervention prioritaires.
Jusqu’à 60 % des personnes atteintes de démence sont amenées à s’égarer à un moment ou à un autre. Le risque augmente avec la progression de la maladie, mais une intervention précoce et des mesures de sécurité peuvent réduire considérablement le nombre d’incidents.
Les fugues surviennent souvent en fin d’après-midi ou en début de soirée (syndrome du crépuscule), mais peuvent se produire à tout moment. De nombreux incidents se produisent lorsque les aidants sont distraits ou pendant des activités de routine telles que la préparation des repas.
Pour les personnes âgées atteintes de démence modérée à sévère qui ont des antécédents d'errance ou présentent un risque élevé, une surveillance 24 h/24 et 7 j/7 est souvent recommandée, en particulier pendant les mois d'hiver. Pour celles présentant une déficience cognitive légère, une surveillance structurée pendant les périodes à haut risque peut suffire.
Pour prévenir les fugues et les tragédies hivernales, il faut planifier de manière proactive. Si l’un de vos proches souffre de troubles cognitifs ou de démence, la mise en place dès maintenant de mesures de sécurité et d’une surveillance professionnelle peut éviter des conséquences désastreuses.
Notre équipe de soins de Montréal est spécialisée dans la prise en charge de la démence et peut vous aider à élaborer un plan de sécurité complet pour prévenir les fugues et protéger votre proche.